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Un jeune sur un vélo à siège banane devant le restaurant Athens, avenue Walton, à la brunante, Pointe-Claire, Québec, 1989.

Le restaurant Athens a tenu le 102 avenue Walton pendant 46 ans.

Il est en train d’être reconstruit — la devanture, le pâté de maisons, les rues autour — tel qu’était Pointe-Claire en 1989. Vous parcourez le quartier à vélo et vous livrez de la pizza avant que les lampadaires s’allument.

Les bâtiments et les adresses viennent de l’annuaire des rues de 1989. Le reste vient des gens qui y étaient.

Jouer maintenant Gratuit, dans votre navigateur, sur un téléphone ou un ordinateur. On vous demande un courriel à la porte.


Où on en est

Vous pouvez y jouer dès maintenant. Une soirée, c’est un quart de travail pour Athens : George vous passe les commandes par-dessus le comptoir, vous allez les livrer, et la soirée finit quand les lampadaires s’allument. Ça roule dans le navigateur d’un ordinateur, ou sur un téléphone tourné de côté, avec deux pouces.

Les rues autour de Walton sont là, et chaque maison a son numéro à côté de la porte. Il y a aussi la rangée d’Athens et la salle à l’intérieur, le Centre commercial Pointe-Claire, la piscine, l’aréna et la bibliothèque, Scoopy’s, le Valois Bowling et Velos, et le bois Terra Cotta avec la Dead Man’s Hill, les Pits et le terrain de soccer. La touche Tab affiche toute la ville par-dessus l’écran, avec vous dessus. Le Village est là aussi, avec Saint-Joachim, le moulin, le Yacht Club, le Pionnier et Gigi’s, tout comme le parc Sunnyside avec sa piscine et la butte. Les autres qui jouent au même moment vous croisent dans la rue, la radio joue CHOM 97,7, et une soirée au Valois Bowling s’ajoute au tableau des Meilleurs livreurs.

C’est un travail en cours, et il ne s’en cache pas. Quoi de neuf (en anglais) dit ce qui a changé, et quand.

Une carte des rues de Pointe-Claire tirée des données du jeu : l’autoroute et la voie ferrée au milieu, Athens marqué sur l’avenue Walton, et les écoles, les parcs, les piscines, le centre commercial, le bois et le Village nommés.
Pointe-Claire, 1989, telle que le jeu la connaît

Un restaurant sur l’avenue Walton

Athens a ouvert au 102 avenue Walton en 1970 et a nourri le voisinage jusqu’en 2016. C’était une pizzeria, mais aussi un comptoir à déjeuners — les portes ouvraient à 7 h 30 le matin — et un casse-croûte grec, et pour énormément de monde, c’était surtout une place où on avait le droit de s’asseoir.

Il se trouvait dans le Braebrook Shopping Plaza, une rangée basse de commerces bien en retrait derrière un grand stationnement, avec une bande de gazon et quelques arbres du côté du croissant Spartan. En 1989, la rangée allait comme suit : Lisa Marie Beauty Salon au 100, Athens au 102, Décor A J C au 104, Nettoyeurs Braebrook Cleaners au 106, Céramique Power au 108 et Pilon Luc & Assoc au 110.

Après la fermeture d’Athens, le plaza est resté vide, puis il a été démoli. Les résidents se sont battus contre le projet de vingt logements proposé pour le terrain, et la Ville l’a refusé; ce qui a finalement été approuvé, c’est douze logements et un petit parc. Demosthenis Papadimitrios, le fils de George, a demandé par pétition que ce parc porte le nom du restaurant de son père.

Le parc d’Athènes est là aujourd’hui, sur le terrain où se dressait le bâtiment.


George

George Papadimitrios a tenu Athens pendant presque toute sa vie. C’était un homme plein d’énergie qui se déplaçait à peu près une fois et demie plus vite que tout le monde, et il se souvenait de ses clients — pas seulement de leurs commandes, mais de leurs familles, et de la rue où ils avaient grandi.

Dans un court film sur le restaurant, il explique une chose qu’il faisait exprès : il laissait les jeunes s’asseoir dans la place sans les obliger à acheter quoi que ce soit. Il voulait qu’il existe un endroit sûr pour eux, et il se disait que s’ils étaient heureux là, ils deviendraient un jour de bons clients.

En 1989, presque chaque pizzeria et chaque dépanneur avait une machine d’arcade ou un appareil de loterie vidéo dans le coin. Athens n’avait ni l’un ni l’autre. Il y avait de la bouffe et des juke-box sur les tables, et c’était tout.


Le film

Jason Bolanis a réalisé un court documentaire sur Athens, où George parle de la place dans ses propres mots. C’est le meilleur témoignage qui existe du restaurant.

Le regarder sur YouTube (en anglais)

Parcourez les rues vous-même Le même pâté de maisons, la même année, du siège d’un vélo.


Corrections

Vous voyez une erreur? Dites-le-moi et je vais la corriger. Le jeu est bâti à partir d’archives, et votre mémoire en est une.

Votre ancienne maison du mauvais côté de la rue, un commerce qui n’a jamais existé, une rue qui ne passait pas encore, le mauvais nom au-dessus d’une porte : l’annuaire et les photos aériennes voient juste sur bien des choses, et se trompent sur plein d’autres, et les seules personnes qui peuvent le dire sont celles qui y étaient. Je lis chaque correction, et quand elle tient la route, le jeu change. Si vous avez une photo, dites-le : dans ce projet, une photo l’emporte sur un souvenir, le mien compris.

Pour une ligne ou deux, utilisez le formulaire plus bas et choisissez une correction. Pour plus que ça, il y a deux téléchargements.

L’indiquer sur une carte

Une carte de toutes les adresses que le jeu connaît, à ouvrir dans votre navigateur. Cliquez sur une adresse, dites ce qui cloche, cliquez là où elle devrait être, et envoyez-moi le fichier qu’elle enregistre.

Télécharger le paquet de corrections (un zip d’environ un demi-mégaoctet; la carte demande Python 3, le tableur ne demande rien; le guide est en anglais)

Modéliser votre propre maison

Chaque maison du jeu, pour l’instant, est une de dix formes de base, dans des couleurs choisies au hasard. Si vous savez de quoi la vôtre avait l’air, vous pouvez bâtir la vraie. Pas besoin que ce soit beau : un modèle tout croche de la vraie maison vaut mieux qu’un bungalow générique parfait.

En toute honnêteté : le jeu ne peut pas encore charger une maison envoyée par quelqu’un. Les premières qui reviendront serviront à bâtir et à tester cette partie-là.

Télécharger la trousse de la maison (un zip; demande Blender, qui est gratuit)


Parlez-moi d’Athens

Tous ceux qui y sont allés ont une histoire — sur George, sur Peter à la porte, sur les trois heures passées dans une banquette devant un seul Coke. Ce sont des choses qu’aucune archive n’a, et c’est ça que je recueille.

Je lis tout avant que quoi que ce soit aille où que ce soit, et rien n’est publié sans ça. Laissez votre nom de côté si vous préférez. Écrivez en français ou en anglais, comme ça vous vient.


Ce que je cherche

Des photos. Athens, dedans ou dehors. Le plaza Braebrook et les autres commerces qui s’y trouvaient. La piste d’autos téléguidées qui prenait le quart du stationnement du Pointe-Claire Plaza le samedi. Ted’s Hobby Shop. N’importe quoi du quartier dans les années soixante-dix et quatre-vingt.

Des corrections. Tout ce que le jeu a de travers : voir Corrections plus haut.

Tout ce dont vous vous souvenez du pâté de maisons. Ce qu’il y avait dans le local à côté d’Athens avant qu’il change de mains. Quelle bannière affichait le dépanneur. Ce qu’était vraiment le salon au numéro 100, parce que personne à qui j’ai demandé n’a jamais vu quelqu’un y entrer.


Vous pouvez y jouer dès maintenant

Ça roule dans le navigateur, sur un téléphone ou un ordinateur, et c’est gratuit. Vous commencez chez Athens avec une commande sur le comptoir et vous parcourez Pointe-Claire telle qu’elle était en 1989 — Walton, le Plaza, le tunnel de Valois — et vous livrez avant que les lampadaires s’allument.

Jouer à Athens Delivery Vous voulez savoir quand il grandit? Laissez votre courriel dans la boîte plus haut et dites-le. C’est toute la liste d’envoi.


Comment il est fait

Les rues, les maisons et les commerces viennent de l’annuaire des rues Lovell’s 1989-1990 pour les banlieues de l’Ouest-de-l’Île — chaque numéro civique, dans l’ordre, page après page. Les positions viennent du registre des adresses du Québec. Le bâtiment lui-même a été mesuré sur des photos aériennes d’époque : la rangée faisait 51,3 mètres de long, et le stationnement devant faisait 82,4 mètres de profond, ce qui fait beaucoup d’asphalte à traverser à vélo dans le noir.

Tout ce que les archives ne contiennent pas vient des photos et des souvenirs des gens — les stores dans la vitrine, le lettrage doré sur la vitre, le vinyle vert des tabourets, les rideaux noirs au numéro 100.

Quand quelque chose est deviné, c’est écrit comme deviné. C’est toute la méthode, et c’est pour ça que la boîte plus haut compte : l’annuaire peut me dire qui était au 102 avenue Walton en 1989, mais il ne peut rien me dire du tout sur ce que c’était d’y être.

Aucun nom ni numéro de téléphone tiré de l’annuaire n’apparaît nulle part dans ce projet. Les gens qui habitaient ces rues, ça les regarde.


Ce que ce n’est pas

Ce n’est pas à vendre, ce n’est pas officiel, et ça n’a rien à voir avec la Ville. C’est une personne qui rebâtit un coin de rue où elle a grandi, avec la bénédiction de la famille à qui appartenait le restaurant.


Tiré du livre d’or

Un peu de ce que les gens ont envoyé, tel qu’ils l’ont écrit. Il y en a d’autres dans le jeu, sur le juke-box de la banquette.

The schooner model behind the 1950s cash register!

— Andy C

Always went for the Athens Special, and lots of Dire Straits Sultans of Swing plays on the jukebox. Met many times there with musicians (Doxases, LPHS jazz friends, Gangster Politics)... First date was there in high school... Great job Jer!

— Liam

When my sister and I were kids our favourite memory was asking George to put money in the jukebox to play the song sweet dreams while eating our pizza. We would then get milkshakes in that old style milkshake machine.

— Theodore Spitadakis

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